L'âge, cet autre nord qui nous glace et nous ride, de la fille aux doux yeux fait un spectre livide.
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Parce que vieillir c'est s'arracher à soi, un soi habituel, commode, et en même temps s'approche du noyau dur. Plus tu vieillis, plus tu es. Plus tu t'effaces, plus tu es là. Finis les masque et les stratagèmes.
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À lire aussi de Marie-Louise Audiberti
On a quitté la jeunesse et la vieillesse est encore loin.
Ce temps qui travaille les chairs, travaille la vie, il faudrait le saisir à pleines dents. Qu'il n'y ait ni avant, ni après, seulement un éternel mouvement circulaire.
L'ombre des vies non vécues ne pèse guère si le rêve est plus fort.
Faut-il vivre encore quand on n'est plus en état de vivre ?
Dans la même œuvre
L'âge, cet autre nord qui nous glace et nous ride, de la fille aux doux yeux fait un spectre livide.
L'ombre des vies non vécues ne pèse guère si le rêve est plus fort.
Faut-il vivre encore quand on n'est plus en état de vivre ?
On veut vivre autant que possible, se sauver, persévérer, et cultiver toutes ces choses qui, infiniment plus grandes et puissantes que soi, font néanmoins partie de ce petit «moi» qu'elles débordent de tous côtés.
On a quitté la jeunesse et la vieillesse est encore loin.