Oxymore, à quelles faussetés tes lourds clins d'oeil nous mènent!

À lire aussi de Charles Dantzig

On ne lit pas un livre pour une histoire, on lit un livre pour danser avec son auteur.
Dans certains livres, il y a des passages très bien écrits qui signalent que l'auteur s'ennuie: il tourne à vide.
On peut écrire différemment de son origine sociale: les Goncourt sont aristocrates, et écrivent comme des colonels d'infanterie en retraite qui se seraient mis dans les antiquités.
L'amour est le seul sujet sur lequel on puisse écrire n'importe quoi, car l'amour est n'importe quoi. C'est une qualité.
La provocation provient du dépit et est un enfantillage. Quelle importance de choquer ceux que l'on méprise? Serait-ce qu'on ne les méprise pas tellement? Au fond, la provocation est une approbation.
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Dans la même œuvre

Selon les époques, les artistes sont considérés comme de la domesticité de luxe ou comme le luxe de la domesticité.
La moitié de la gloire de Baudelaire vient, non de ses grands vers, mais de ce qu'il n'est jamais content.
Un moraliste devrait assumer sa posture de tueur méprisant: une phrase, une balle, on rengaine.
L'amour est un espoir. De là sa nuance de bassesse. Seulement, c'est un espoir envers soi-même, de pouvoir être assez bien pour plaire, etc. De là sa nuance de hauteur.
Les femmes deviennent amoureuses espérant introduire du romanesque dans leur vie. Ayant constaté que cela a surtout introduit des emmerdements, elles lisent des romans.