Oui, l'homme a la vie dure ! Un être qui s'habitue à tout. Voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme.

À lire aussi de Fiodor Dostoïevski

Il y avait une idée étrange qui lui poussait, à coups de bec, à l'intérieur du crâne, comme un poussin qui voudrait naître, une idée qui l'occupait beaucoup, vraiment beaucoup.
Ils ont pleuré un peu mais ils ont fini par s'y habituer. L'homme s'habitue à tout, le lâche.
Le lendemain matin, j'allai me promener dans la ville, je rencontre un soldat ivre festonnant sur le trottoir pavé en bois.
Partout le cerveau des hommes cesse aujourd'hui ironiquement de comprendre que la véritable garantie de la personne réside non dans un effort personnel isolé, mais dans la solidarité des hommes.
Ne s'émerveiller de rien est beaucoup plus bête que s'émerveiller de tout.
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La tyrannie est une habitude malsaine qui se développe progressivement et dégénère en maladie.
La même société qui abhorre le bourreau professionnel n'éprouve aucun dégoût pour le bourreau gentleman.
On se représente difficilement jusqu'à quel point la nature humaine peut être dénaturée.
Le bagne, les travaux les plus pénibles ne développent dans le criminel que la haine, que la soif des plaisirs défendus, qu'une insouciance effroyable.
Il me semble qu'on connaît un homme à son rire et que si, à première rencontre, un inconnu rit d'une manière agréable, le fond est excellent.