Or, pensez-vous, par exemple, que l'homme ait pu, sans violer quelque intention secrète et paternelle du créateur, faire du bœuf, de l'âne et du cheval les forçats de la création ? Qu'il les fasse servir, c'est bien ; mais qu'il ne les fasse pas souffrir ! Qu'il les fasse mourir même, s'il le faut, c'est son besoin et c'est son droit, mais qu'il ne les fasse pas souffrir. Du moins, et j'insiste sur ceci, qu'il ne leur fasse souffrir rien d'inutile.

À lire aussi de Victor Hugo

Je suis brave quand je souffre ; je suis poltron quand je suis heureux.
Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite! J'en suis! - Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
L'enfant, voilà la question suprême. L'enfant a dans son berceau la paix ou la guerre de l'avenir. C'est de ce berceau qu'il faut chasser les ténèbres. Faisons lever l'aurore dans l'enfance.
Quand l'âme a soif, il faut qu'elle se désaltère, - Fût-ce dans du poison!
Il n'y a ni petits faits dans l'humanité, ni petites feuilles dans la végétation. C'est de la physionomie des années que se compose la figure des siècles.
Toutes les citations de Victor Hugo →

Dans la même œuvre

L'objet principal pour lequel a été créé l'homme, son grand but, sa grande fonction, c'est d'aimer.
L'objet principal pour lequel a été créé l'homme, son grand but, sa grande fonction, c'est d'aimer. Comprendre ne vient qu'après. Dieu veut que l'homme aime. L'homme qui n'aime pas est au-dessous de l'homme qui ne pense pas. En d'autres termes, l'égoïste est inférieur à l'imbécile, le méchant est plus bas dans l'échelle humaine que l'idiot.
Il y a dans les rapports de l'homme avec les bêtes, avec les fleurs, avec les objets de la création, toute une grande morale à peine entrevue encore, mais qui finira par se faire jour et qui sera le corollaire et le complément de la morale humaine. J'admets les exceptions et les restrictions, qui sont innombrables, mais il est certain pour moi que, le jour où Jésus a dit : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît », dans sa pensée autrui était immense ; autrui dépassait l'homme et embrassait l'univers.
Ô mon ami, si la nature en effet nous regarde à de certaines heures, si elle voit les actions brutales que nous commettons sans nécessité et comme par plaisir, si elle souffre des choses méchantes que les hommes font, que son attitude est sombre et que son silence est terrible !
C'est un instinct des femmes dans tous les pays d'ajouter la coquetterie à la nature. La nature leur donne la chevelure, cela ne leur suffit pas elles y ajoutent la coiffure; la nature leur donne le cou blanc et souple, c'est peu de chose, elles y attachent le collier; la nature leur donne le pied fin et petit, ce n'est point assez, elles les rehaussent par la chaussure. Dieu les a fait belles, cela ne leur suffit pas, elles se font jolies.