On reconnaît qu'un esprit commence à vieillir, lorsqu'il commence à se reproduire: signe qu'il a cessé de produire. Ceux qui jamais ne produisent rien, reproduisent toujours les autres.

À lire aussi de Charles Dollfus

Ne rions que de ce qui est risible, n'admirons que ce qui est admirable.
Il semble que les prétentions augmentent dans le monde à mesure que les hommes diminuent.
Etre du côté des honneurs, ce n'est pas toujours être du côté de l'honneur. L'honneur est plus rare au singulier qu'au pluriel.
Connaître l'homme et connaître les hommes, ce n'est pas la même chose, et souvent qui connaît le mieux l'un connaît le moins les autres. On n'apprend qu'en les fréquentant à connaître les hommes, on approfondit l'homme surtout en soi et dans la solitude.
L'homme n'échappe à la vanité qu'en tombant dans l'orgueil ou dans l'humilité. Ni humble, ni orgueilleux, ni modeste, ni vain: chose difficile.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.