L'eau ne peut arriver aux lèvres d'un homme qui se contenterait de tendre ses paumes vers elle.
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On peut très bien accepter son sort comme le cactus accepte la caillasse où il pousse.
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À lire aussi de Driss Chraïbi
La première personne à qui tu mens, quand tu mens, c'est toi-même. Et pour que tu te mentes c'est pour te leurrer toi-même. Et pour que tu te leurres il faut qu'à tes propres yeux tu ne vailles pas grand-chose.
L'eau prend la couleur et la forme du vase qui la contient.
J'appelais de mes voeux la parution du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
J'ai jeûné seize heures. Je parle du Ramadan: ni boire, ni manger, ni fumer, ni coïter. C'est dur. Je le sais si bien que je m'arrange pour ne jeûner qu'un jour sur deux. Naturellement le Seigneur me croit bon Musulman.
Dans la même œuvre
La police a du bon. C'est une profession libérale. On peut y faire son chemin, à condition d'exécuter les ordres du gouvernement et de laisser l'eau de vaisselle aux politiciens.
La noblesse du fauteuil détermine la dignité humaine de celui qui est assis dessus, aussi sûrement qu'un mets succulent provoque la dignité du ventre.
La patience peut faire germer des pierres à condition de savoir attendre.
L'homme naît, vit ce qu'il vit et puis meurt. Il fautêtre prêt pour la mort comme pour la naissance.
L'eau ne peut arriver aux lèvres d'un homme qui se contenterait de tendre ses paumes vers elle.