On ne quitte jamais vraiment son foyer. Je crois qu'on charrie les ombres, les rêves, les peurs et les monstres de sa maison sous la peau, qu'on les transporte, blottis dans le coin de ses yeux et jusque dans le cartilage des lobes de l'oreille.

À lire aussi de Maya Angelou

Ta grand-mère dit que tu lis beaucoup. Chaque fois que tu le peux. C'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Les mots signifient plus que ce qui est écrit. Il leur faut la voix humaine pour leur infuser des nuances plus profondes.
Quelle horreur d'être noire et de n'avoir aucun contrôle sur ma vie. Quelle cruauté que d'être jeune et déjà dressée à rester assise en silence pour écouter des accusations portées contre ma race sans aucune chance de les repousser.
Il m'est bon de me rappeler combien de montagnes j'ai escaladées au cours de ma vie et combien de rivières j'ai enjambées. Je suis prête pour les défis à venir et suis forgée par ce savoir.
Un matin, au moment où je quittais la maison, elle me dit : La vie te donnera exactement ce que tu y apporteras. Mets tout ton coeur dans tout ce que tu fais, prie et puis attends.
La femme noire est assaillie dès son âge tendre par ces forces communes de la nature, en même temps qu'elle est prise entre les triples feux croisés du préjugé masculin, de l'illogique haine blanche et de l'absence de pouvoir noir.
Toutes les citations de Maya Angelou →

Dans la même œuvre

Tu ne peux contrôler tous les événements qui t'arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite à eux. Essaie d'être un arc-en-ciel dans le nuage d'autrui. Ne te plains pas. Fais tout ton possible pour changer les choses qui te déplaisent et si tu ne peux opérer aucun changement, change ta façon de les appréhender.
Ma fille, vois les choses ainsi : lorsque les gens t'évitent, savoure le temps qu'ils te laissent pour méditer et pour réfléchir aux soin à donner à ce qui t'affecte vraiment.
Il m'est bon de me rappeler combien de montagnes j'ai escaladées au cours de ma vie et combien de rivières j'ai enjambées. Je suis prête pour les défis à venir et suis forgée par ce savoir.
Je suis un grand oiseau qui déploie ses ailes au-dessus des hautes montagnes et plonge vers les vallées sereines. Je suis les ondulations des vagues sur les mers argentées. Je suis un bourgeon au printemps, tremblant à l'idée de s'épanouir pleinement.
Les jours les plus éprouvants de mon existence ont pu ou non être lumineux et prometteurs. Que mes journées soient glorieuses ou solitaires, j'éprouve de la reconnaissance. Même mes moments de grand pessimisme sont suivis d'un lendemain. Aujourd'hui je suis heureuse.