Il est curieux que des enfants sans foyer, le limon de la frénésie guerrière, aient pu m'initier à la fraternité des hommes.
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Ma fille, vois les choses ainsi : lorsque les gens t'évitent, savoure le temps qu'ils te laissent pour méditer et pour réfléchir aux soin à donner à ce qui t'affecte vraiment.
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Les « jeunes » ? Ces faces de béton et ces yeux de haine qui vous brûlaient vos vêtements sur la peau s'il leur arrivait de vous voir traîner dans la grand-rue le samedi. Des jeunes ? Il semblait que la jeunesse ne les eût jamais rencontrés. Des jeunes ? Non, plutôt des hommes couverts de l'ancienne poussière des tombes, sans beauté ni savoir. La laideur et la pourriture de vieilles abominations.
Je suis un grand oiseau qui déploie ses ailes au-dessus des hautes montagnes et plonge vers les vallées sereines. Je suis les ondulations des vagues sur les mers argentées. Je suis un bourgeon au printemps, tremblant à l'idée de s'épanouir pleinement.
Ô poètes noirs, connus et inconnus, combien de fois vos souffrances vendues à la criée nous ont-elles soutenus ? Qui additionnera les nuits solitaire rendues moins solitaires par vos chants, ou les assiettes vides moins tragiques par vos légendes.
Le don d'endurance des enfants naît de leur ignorance de l'alternative.
Dans la même œuvre
Tu ne peux contrôler tous les événements qui t'arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite à eux. Essaie d'être un arc-en-ciel dans le nuage d'autrui. Ne te plains pas. Fais tout ton possible pour changer les choses qui te déplaisent et si tu ne peux opérer aucun changement, change ta façon de les appréhender.
Il m'est bon de me rappeler combien de montagnes j'ai escaladées au cours de ma vie et combien de rivières j'ai enjambées. Je suis prête pour les défis à venir et suis forgée par ce savoir.
Je suis un grand oiseau qui déploie ses ailes au-dessus des hautes montagnes et plonge vers les vallées sereines. Je suis les ondulations des vagues sur les mers argentées. Je suis un bourgeon au printemps, tremblant à l'idée de s'épanouir pleinement.
Les jours les plus éprouvants de mon existence ont pu ou non être lumineux et prometteurs. Que mes journées soient glorieuses ou solitaires, j'éprouve de la reconnaissance. Même mes moments de grand pessimisme sont suivis d'un lendemain. Aujourd'hui je suis heureuse.
Nous accumulons les années dans notre corps, sur notre visage, mais, au vrai, dans notre chair demeure l'enfant que nous étions, innocent et timide comme un soupir.