N'aime jamais, avait enseigné Aliénor. Admire, dévore, enchante, mais n'aime jamais ou tu seras dépouillé
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On ne peut pas tenir un royaume les yeux enfiévrés, le coeur ourlé d'amertume.
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La haine, que voulez-vous. La haine maintient en vie. Bien sûr, il a touché mon point faible, puisqu'il a interdit à mes enfants de communiquer avec moi. Mais je tiens.
On ne peut pas être aussi poreux vis-à-vis du monde sans y laisser un peu de soi. Le chaos et la raison ne font pas bon ménage. A un moment, il faut choisir.
Le monde déçoit ceux qui le voudraient meilleur
Admire, dévore, enchante, mais n'aime jamais ou tu seras dépouillé
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La joie est stupide. Elle s'offre facilement. C'est l'émotion la plus reconnaissable, donc la moins perfide. Elle fendille les visages avec la stupeur un peu niaise de se découvrir léger. Rien n'est plus angoissant qu'un être joyeux.
Regretter un combat est bien pire que de le perdre.
La joie produit de mauvais combattants. Je lui préfère la colère, c'est une autre histoire. Elle fait bouillir le sang. Elle est la forme même de la vie, sa première vocifération. Elle peut trahir. J'aime la colère parce qu'elle a toujours quelque chose à révéler.
J'aime la colère parce qu'elle a toujours quelque chose à révéler.
Écrire un poème, c'est s'offrir une trêve. Mieux : le rêve de ce qu'on ne sera pas. Les guerriers y abaissent leurs armes. Les pillards s'y découvrent mécènes. Les laides s'inventent ravissantes et les lâches, en quelques vers, tracent de grandes histoires de courage.