On n'oublie rien. Quand bien même on s'est efforcé du contraire: le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille.

À lire aussi de Laurence Tardieu

L'écriture, comme l'amour, permet de tout oublier. L'écriture, comme l'amour, permet de renaître.
On est aussi vulnérable, aussi éphémère que les autres. Notre vie n'a pas davantage de valeur.
Les grandes douleurs ne se partagent pas, elles s'accompagnent.
J'écrirai mon amour pour vous, non pour le rêver, mais pour m'en envelopper. Pour le faire vivre.
Mais, cette histoire, qu'on me permette de croire que c'est avant tout une histoire d'amour. Qu'on me permette de croire que ne pas savoir s'aimer, c'est tout de même s'aimer.
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Dans la même œuvre

Certains déserts ne se traversent que dans un sens.
Voilà peut-être ce qu'il faudrait accepter: on ne fait que passer. Et quand bien même l'amour, le combat, la souffrance à en devenir fou... De tout ça un jour il ne reste rien.
Certains êtres, à mesure que le temps passe, deviennent de plus en plus libres: ils se redressent au lieu de s'affaisser. Il émane d'eux une énergie étonnante. Ils sont lumière pour qui les rencontre.
Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui je le sais: ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie.
L'éternité n'est pas dans le temps, elle est dans la profondeur.