Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
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On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. - - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, - Des cafés tapageurs aux lustres éclatants! - On va sous les tilleuls verts de la promenade.
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À lire aussi de Arthur Rimbaud
Quelle bête faut-il adorer? Quelle sainte image attaque-t-on?Quels coeurs briserai-je? Quel mensonge dois-je tenir? - Dans quel sang marcher?
Je vais dévoiler tous les mystères: mystères religieux ou surnaturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagorie.
La chambre est ouverte au ciel bleu-turquin; - Pas de place: des coffrets et des huches! - Dehors le mur est plein d'aristoloches - Où vibrent les gencives des lutins.
L'éclat de ces mains amoureuses - Tourne le crâne des brebis! - Dans leurs phalanges savoureuses - Le grand soleil met un rubis!
Dans la même œuvre
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin! - L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière; - Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin - - A des parfums de vigne et des parfums de bière...
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. - - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, - Des cafés tapageurs aux lustres éclatants! - On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. - \r\nVous êtes amoureux. - Vos sonnets la font rire. - \r\nTous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - \r\n- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire ... ! - \r\n - - \r\n- Ce soir-là, ... - vous entrez aux cafés éclatants, - \r\nVous demandez des bocks ou de la limonade ... - \r\n- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans - \r\nEt qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.