On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus tard. Trop tard...

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Les jurons, les râles, le canon, tous les bruits de notre pauvre vie de bêtes, cela ne pouvait pas endurcir notre âme et flétrir sa tendresse infinie.
La joie de crâner, tu comprends, de cingler quelqu'un d'une réplique.
Nous faisions le gros dos sous la pluie.
Un frisson d'acier courut tout le long de la tranchée.
Couchés au bord de l'entonnoir, quelques soldats guettaient, l'oeil au ras de l'herbe; les autres discutaient entassés dans le trou.
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Sans y prêter attention, comme l'oreille s'habitue à un tic-tac d'horloge, on entend le canon. Quand ce sont les 75 de la gare qui tirent, on dirait que leur miaulement traverse la place.
Dès qu'il parlait, c'était des tranchées, de barbelé, de veille, de macaroni, de barrage, de gaz, de tout ce cauchemar qu'il ne pouvait oublier.
Une fois que vous aurez fait la brèche, on charge et on va attaquer leurs réserves.
La joie de crâner, tu comprends, de cingler quelqu'un d'une réplique.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.