On dit toujours que l'on craint ce que l'on ne connaît pas. Je crois plutôt que la peur naît quand on apprend un jour ce que la veille on ignorait encore.

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Depuis tout petit, j'aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d'ailleurs, je finis par ne connapitre que le chemin, mais ce n'est pas si grave: j'ai déjà avancé.
La mort décidément pense à tout. Elle sait vivre. Elle épouse le temps, change d'atours. Innove. On la comprend. Elle aussi doit s'ennuyer. Gagner à tous les coups ce n'est pas du jeu.
A huit ans à l'époque c'était pas comme à huit ans maintenant. A huit ans, on savait tout faire, on avait du plomb dans la tête et des bras solides. On était presque adultes.
L'homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même. Cette impossibilité est inhérente à notre nature.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.
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Dans la même œuvre

Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. Ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit.
Si j'avais su. ... Si j'avais su. Le problème, c'est qu'on ne sait jamais.
Il faut se méfier des réponses, elles ne sont jamais ce qu'on veut qu'elles soient, ne croyez-vous pas?
La mort brutale prend les belles choses, mais les garde en l'état. C'est là sa vraie grandeur. On ne peut pas lutter contre.
Ca, c'est la grande connerie des hommes, on se dit toujours qu'on a le temps, qu'on pourra faire cela le lendemain, trois jours plus tard, l'an prochain, deux heures après. Et puis tout meurt. On se retrouve à suivre des cercueils.