Enfermer un nomade entre quatre murs c'est mettre le vent en boîte.
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On dispose de tout ce qu'il faut lorsque l'on organise sa vie autour de l'idée de ne rien posséder.
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Pourquoi mon camarade ne s'était-il pas spécialisé dans le portrait humain, métier d'avenir. Un milliard et demi de Chinois contre 5000 panthères : ce garçon cherchait la difficulté.
Nuage: brioche que le soleil ne parvient pas à faire cuire.
Aimer un Papou, un enfant ou son voisin, rien que de très facile. Mais une éponge ! Un lichen ! Une de ces petites plantes que le vent malmène ! Voilà l'ardu : éprouver une infinie tendresse pour la fourmi qui restaure sa cité.
Cafard: contempler le vol du bourdon me l'enlève.
Dans la même œuvre
Trop de facilité recouvre l'âme de suie.
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement des objets.
Un bois n'a jamais refusé l'asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.