On connaît bien les gens quand on les déteste.

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Les Japonais ont une métaphore pour décrire le phénomène: ils se comparent aux bonsaïs, à la fois soutenus et entravés par de minuscules tuteurs. Libérez-les dans la nature et ils se déploient aussitôt. Impossible de les replacer dans leur pot.
Etre psychiatre, c'était ça. Ecoper une barque qui coule avec un dé à coudre.
On n'arrête pas une société en marche par le crime ni par la force. L'Histoire est avec nous et ce sont les peuples qui font l'Histoire.
Tokyo fonctionne à deux vitesses. D'un côté, les artères immenses, les ponts de béton, les marées humaines. De l'autre, les quartiers minuscules, les ruelles obscures flanquées de façades aveugles et de bannières flottantes.
Les pédophiles, c'est comme les limaces. Malgré leurs efforts, ils laissent toujours un sillage. Et ce sillage est dans leur ordinateur.
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Un ordinateur, c'est comme une ville. Chaque fichier est une maison, avec une adresse unique.
Pour questionner les machines, il faut parler leur langage à elles. Et suivre leur logique.
David ne détestait pas les keufs. Il les méprisait. Un jour, il lui avait dit, mi haineux, mi ironique: Un flic, c'est un truand qu'a pas réussi. Et il le pensait.
Dans une enquête, ne pas achever une liste revient à ne pas l'avoir commencée.
Les immeubles de pierre avaient la couleur du ciel, les gaz d'échappement tissaient une atmosphère de grisaille. Dans ces moments-là, Paris semblait construit en une seule matière: l'ennui.