J'ai usé mon âme et mes souliers - Sur tous les chemins des écoliers - Près d'une fontaine je m'assieds un instant - Je veux regarder passer le temps.
❧
Où mènent ces routes devant moi - Où vont ces trains que je ne prends pas - Les bateaux qui partent me laissent sur le quai - Je commence à être fatigué.
◆
À lire aussi de Giuseppe Mustacchi, dit Georges Moustaki
Une seule fois il suffit de briser un coeur - Ni prières ni foules n'effaceront ton acte.
Je ne me sens toujours pas intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m'ont rendu prématurément blasé, m'ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d'amour ou de joie.
Ce que je n'ai pas compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n'explique pas tout.
Et nous ferons de chaque jour - Toute une éternité d'amour - Que nous vivrons à en mourir.
Dans la même œuvre
J'ai usé mon âme et mes souliers - Sur tous les chemins des écoliers - Près d'une fontaine je m'assieds un instant - Je veux regarder passer le temps.