Nous voulons retourner dans l'ancienne demeure - \r\nOù nos pères ont vécu sous l'aile d'un archange, - \r\nNous voulons retrouver cette morale étrange - \r\nQui sanctifiait la vie jusqu'à la dernière heure. - - \r\n\r\nComme un enlacement de douces dépendances\r\nQuelque chose qui dépasse et contienne l'existence ; - \r\nNous ne pouvons plus vivre loin de l'éternité.

À lire aussi de Michel Houellebecq

L'homme n'est décidément pas fait pour le bonheur.
La plupart des garçons, surtout lorsqu'ils sont réunis en bandes, aspirent à infliger aux êtres les plus faibles des humiliations et des tortures. Au début de l'adolescence, en particulier, leur sauvagerie atteint des proportions inouïes.
Considérant le passé, on a toujours l'impression - probablement fallacieuse - d'un certain déterminisme.
Même lorsqu'on a plus rien à espérer de la vie, il reste quelque chose à craindre.
Perdre l'amour, c'est aussi se perdre soi-même. La personnalité s'efface. On n'a même plus envie, on n'envisage même plus d'avoir une personnalité. On n'est plus, au sens strict, qu'une souffrance.
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