J'étais résigné à penser que le bonheur était un animal solitaire, dans les bois, qu'il était bon de laisser vivre en paix. Je m'étais longtemps demandé ce qu'il cachait, mais je devais m'y résoudre. Le bonheur ne cachait rien.
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Nous étions donc condamnés à rencontrer des personnes, et à ne plus jamais les revoir? Il faudrait donc toujours mourir. Mourir, mourir. C'était ça: il faudrait mourir.
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Les écrivains comme les autres recoupent la vie, cisèlent les jours à leur guise; alors dans un roman, construit, compliqué... j'étais rentré.
Je n'avais pas découvert que la ligne de fuite, trompeuse, du futur, devenait, comme dans un spectacle de magie inexplicable, l'étranglant carcan du passé. Que les projets devenaient regrets, les espoirs souvenirs, la vie la mort.
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