Nous sommes condamnés à tomber. La seule dignité qui nous soit accordée, afin de nous redresser, est celle d'oser voir. Voir et comprendre, ouvrir les yeux.

À lire aussi de Lorette Nobécourt

Je comprends ici la différence qui existe entre la beauté et l'esthétique. Le Japon est esthétique et je préfère la beauté : c'est la poésie surgissant tout à coup, de façon inattendue dans sa spontanéité tragique et vitale.
Ceux qui l'osent ont appris que l'écriture est habitée de sexualité comme le ventre, et qu'il faut s'y enfoncer avec la même ardeur que les consonnes masculines fouaillent la béance des voyelles dans la phrase. C'est au prix de cette conscience-là, et de l'enjeu qu'elle représente, que l'esprit circule entre les lettres et porte le souffle.
Nous ne sommes le but de personne. Et personne n'est notre but.
Je n'aime pas les hommes moulés dans leurs pantalons, ça leur fait des culs de flics.
Oui, retourner à la littérature, le seul lieu où l'ici et l'ailleurs sont enfin une même et unique existence.
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Dans la même œuvre

S'il y a une chose qui ne meurt jamais c'est bien la vie, quant à nous qui avons l'honneur de la servir, c'est une autre affaire.
Quel est le sens de la vie? Si j'ai renoncé à l'espoir d'une révélation, je n'ai pas abandonné pour autant la force si douce et si secrète de la compréhension.
Il est écrit dans le Coran: Il y a deux sortes d'hommes, ceux qui subissent le destin et ceux qui choisissent de le subir. On ne choisit pas les situations qui nous sont échues, mais l'altitude à partir de laquelle nous décidons de les vivre.
Le hasard, c'est l'Esprit qui se promène, invisible et vagabond.