On constate qu'on se fait à peu près à tout. Ce qui, un jour, paraît effroyable, intolérable, devient, avec le temps, banal, anodin.
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Nous avons tous éprouvé ces sentiments-là un jour ou l’autre. Œdipe ou pas, c’est un plaisir, après tant d’années, de prendre la place de son père, et c’est un plaisir parfaitement innocent. D’ailleurs, pourquoi en vouloir à oedipe ? Il n’a été qu’une victime. Ce pauvre Œdipe n’a jamais eu l’intention de faire de mal à qui que ce soit.
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À lire aussi de William Landay
Quelque chose me dit que c'est cela, un amour qui dure. Quand la jeune fille de dix-sept ans préservée par le souvenir acquiert la même réalité et la même vérité que la femme mûre assise face à soi. Ce jeu entre le regard et la mémoire, c'est une bien agréable façon de voir double. Voir quelqu'un ainsi, c'est le connaître.
C'est ce qui est bien dans les amitiés entre hommes : tout embarras ou presque peut être passé sous silence d'un commun accord et, puisqu'une vraie relation est inimaginable, tous deux peuvent poursuivre en parallèle leur petit bonhomme de chemin.
L'acte ne fait pas le coupable, à moins que l'esprit ne soit coupable.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
Dans la même œuvre
Cette spontanéité et ce ton de confession se retrouvaient dans tous les messages. Le Web créait une illusion d'intimité, conséquence de l'immersion aveugle des jeunes dans le monde virtuel.
Le cerveau de l'ado est le théâtre d'un bras de fer incessant entre bêtise et intelligence.
Un mariage réussi tisse derrière lui une longue traîne de souvenirs. Un seul mot, un seul geste, une intonation peuvent faire remonter tant de choses du passé.
Les présomptions ne vont jamais toutes dans un seul sens, pas dans une affaire aussi compliquée que celle-là. C'est d'ailleurs le problème. On n'a pas assez d'informations, le dossier est incomplet. Il n'y a pas de schéma clair, de réponse évidente. Alors les inspecteurs font ce que tout le monde fait : ils se fabriquent une histoire dans leur tête, une théorie, et ensuite ils vont consulter le dossier pour trouver des preuves de ce qu'ils avancent. Ils arrêtent d'abord un suspect et ensuite ils cherchent un élément pour l'inculper. Du coup, ils se désintéressent des éléments qui en désignent d'autres.
A un moment donné de notre vie adulte, nous cessons d'être les enfants de nos parents pour devenir les parents de nos enfants.