S'ils sont de bonne humeur, ils te donnent le visa, sinon, ils te le refusent. C'est ce qui se passe quand tu n'as aucune valeur aux yeux des gens. Nous sommes comme des ballons de football qu'ils peuvent envoyer dans la direction qui leur plaît.
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Notre société conditionne une femme à vivre comme un échec d'être toujours célibataire à un certain âge. Tandis qu'un homme qui n'est toujours pas marié à un certain âge n'est tout bonnement pas parvenu à faire son choix.
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Le problème avec les relations interculturelles, c'est qu'on passe un temps fou à se justifier. Mon ex et moi passions des heures entières à nous expliquer. Je me demandais même parfois si nous aurions eu quelque chose à nous dire si nous avions été originaires du même endroit.
S'aimer soi même est le début d'une histoire d'amour qui durera tout une vie.
En Amérique, le racisme existe mais les racistes ont disparu. Les racistes appartiennent au passé. ... Quelqu'un devrait avoir pour mission de décider qui est raciste et qui ne l'est pas. À moins que le moment soit venu d'éliminer le mot « raciste ». De trouver quelque chose de nouveau. Comme « Syndrome de trouble racial ». Et on pourrait avoir plusieurs catégories pour ceux qui en sont affectés : bénin, moyen et grave.
Je suis en colère. Nous devrions tous être en colère. L'histoire de la colère comme matrice d'un changement positif est longue. Outre la colère, je ressens de l'espoir, parce que je crois profondément en la perfectibilité de l'être humain.
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Nous sommes tous des féministes Nous apprenons la honte à nos filles. Croise les jambes. Couvre-toi. Nous les persuadons qu'elles sont coupables simplement parce qu'elles sont de sexe féminin. Aussi, en grandissant, deviennent-elles des femmes incapables d'exprimer leur désir. Qui s'imposent le silence. Qui ne peuvent dire ce qu'elles pensent. Qui ont élevé la simulation au rang d'une forme d'art.
Je suis en colère. Nous devrions tous être en colère. L'histoire de la colère comme matrice d'un changement positif est longue. Outre la colère, je ressens de l'espoir, parce que je crois profondément en la perfectibilité de l'être humain.
Une de mes relations nigérianes m'a demandé une fois si je ne craignais pas d'intimider les hommes. Je ne le craignais absolument pas - ça ne m'était même jamais passé par la tête, étant donné qu'un homme que j'intimiderais serait précisément le genre d'homme qui ne m'intéresserait pas. Cela ne m'en avait pas moins frappée.
Nous passons un temps fou à apprendre à nos filles à se préoccuper de l’opinion que les garçons ont d’elles. Mais le contraire n’est pas vrai. Nous n’apprenons pas à nos fils à se soucier d’être aimables.
Les différences biologiques entre garçons et filles sont incontestables, mais la société les exacerbe.