De nos jours, le déterminisme de genre est d'une injustice criante. Je suis en colère. Nous devrions tous être en colère. L'histoire de la colère comme matrice d'un changement positif est longue. Outre la colère, je ressens de l'espoir parce que je crois profondément en la perfectibilité de l'être humain.
❧
Je suis en colère. Nous devrions tous être en colère. L'histoire de la colère comme matrice d'un changement positif est longue. Outre la colère, je ressens de l'espoir, parce que je crois profondément en la perfectibilité de l'être humain.
◆
À lire aussi de Chimamanda Ngozi Adichie
Toute sa vie, il avait mangé des oranges sans pépins, des oranges cultivées pour ressembler à une orange parfaite, avoir une peau sans défaut et aucun pépin, si bien qu'à huit ans il ne savait pas qu' il existait cette chose curieuse, une orange avec des pépins.
Le problème avec les relations interculturelles, c'est qu'on passe un temps fou à se justifier. Mon ex et moi passions des heures entières à nous expliquer. Je me demandais même parfois si nous aurions eu quelque chose à nous dire si nous avions été originaires du même endroit.
Le silence s'alourdit entre eux, un silence ancien qui leur était familier. Elle était à l'intérieur de ce silence et elle y était en sûreté.
Est-ce l'amour, ce besoin irraisonné de t'avoir à mes côtés la plupart du temps ?
Dans la même œuvre
Nous sommes tous des féministes Nous apprenons la honte à nos filles. Croise les jambes. Couvre-toi. Nous les persuadons qu'elles sont coupables simplement parce qu'elles sont de sexe féminin. Aussi, en grandissant, deviennent-elles des femmes incapables d'exprimer leur désir. Qui s'imposent le silence. Qui ne peuvent dire ce qu'elles pensent. Qui ont élevé la simulation au rang d'une forme d'art.
Notre société conditionne une femme à vivre comme un échec d'être toujours célibataire à un certain âge. Tandis qu'un homme qui n'est toujours pas marié à un certain âge n'est tout bonnement pas parvenu à faire son choix.
Une de mes relations nigérianes m'a demandé une fois si je ne craignais pas d'intimider les hommes. Je ne le craignais absolument pas - ça ne m'était même jamais passé par la tête, étant donné qu'un homme que j'intimiderais serait précisément le genre d'homme qui ne m'intéresserait pas. Cela ne m'en avait pas moins frappée.
Nous passons un temps fou à apprendre à nos filles à se préoccuper de l’opinion que les garçons ont d’elles. Mais le contraire n’est pas vrai. Nous n’apprenons pas à nos fils à se soucier d’être aimables.
Les différences biologiques entre garçons et filles sont incontestables, mais la société les exacerbe.