L'histoire de ce royaume qui était nôtre est obscure : nul ne sait par qui ni quand il fut fondé, mais dans ce minuscule pays des plus secrets, des plus illégitimes qui soient, se sont produites nombre d'histoires douloureuses, pleines de vicissitudes, à pleurer, à chanter, bien qu'elles ne méritent guère d'être contées à ceux qui leur sont étrangers.
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Notre royaume ne connaît que la nuit noire. Il ignore le jour. Mais dans ce minuscule pays des plus secrets, des plus illégitimes qui soient, se sont produites nombre d'histoires douloureuses, pleines de vicissitudes, à pleurer, à chanter... De certains, on avait perdu la trace très tôt ; d'autres, morts prématurément, ne laissaient que leurs tombes, couvertes d'herbes folles. Mais il y en avait qui, brusquement, réapparaissaient sur la rive du bassin aux lotus en fleur par une nuit aussi noire que profonde, cinq ans, vingt ans plus tard.
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Peut-être est-ce que j'essaie de capturer leur âme. Par exemple, dans la scène entre Long Zi et A-feng, la passion atteint un tel degré qu'elle dépasse le sexe des personnages. Il s'agit de l'amour en soi, de la passion. Leurs âmes sont plus importantes que leurs corps.
C'est toujours la même chose ! Vous imaginiez le monde extérieur immense ? Vient un jour, un jour qui ne manque jamais d'arriver, où vous revenez bien gentiment voler vers notre vieux nid bien à nous.
Le lotus est un très important symbole dans le bouddhisme, un symbole de résurrection. Sa présence accentue l'idée de l'amour, de la passion, de la vie qui ressuscitent.
En Occident, l'homosexualité est considérée comme un péché. L'homosexualité dans la société chinoise est, au moins, une déviation du code moral confucéen.
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C'est toujours la même chose ! Vous imaginiez le monde extérieur immense ? Vient un jour, un jour qui ne manque jamais d'arriver, où vous revenez bien gentiment voler vers notre vieux nid bien à nous.
L'histoire de ce royaume qui était nôtre est obscure : nul ne sait par qui ni quand il fut fondé, mais dans ce minuscule pays des plus secrets, des plus illégitimes qui soient, se sont produites nombre d'histoires douloureuses, pleines de vicissitudes, à pleurer, à chanter, bien qu'elles ne méritent guère d'être contées à ceux qui leur sont étrangers.
Sur le moment, j'eus le sentiment qu'à bien des égards nous étions après tout fort semblables, ma mère et moi. Elle avait passé sa vie à fuir, errer, chercher, pour finir paralysée sur ce grabat couvert d'un édredon puant de sueur, attendant la mort...
Quant à moi, je restais seul (...), attendant silencieusement, dans le vacarme du vent et de la pluie, que la nuit s'enfonce, que la pluie grossisse, jusqu'à ce que, soudain, une ombre énorme, dégoulinante d'eau, entre, tournée vers moi ; s'approchant lentement, maladroitement, elle était d'une présence écrasante...