Notre coeur nous chuchote qu'il existe peut-être une meilleure manière de vivre, que nous devrions nous recentrer sur l'essentiel : la souffrance d'autrui et l'avenir de notre planète, mais notre tête, elle, nous accuse de naïveté et nous dit de nous mettre au travail, de continuer notre vie comme si de rien n'était.

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Les recherches montrent qu'une fois qu'une personne franchit la ligne jaune et adopte un comportement violent, elle est susceptible de continuer. Par ailleurs, plus une femme tolère cette maltraitance longtemps, plus elle aura du mal à s'en libérer
En 2016, j'ai révélé qu'on m'avait proposé la moitié du salaire de mon partenaire masculin à l'écran pour un rôle qui, c'est de notoriété publique, est un « duo » et représente la même quantité de travail. J'ai fini par obtenir la parité, mais je savais qu'un jour je devrais lever le voile sur ce qui s'était passé... dans l'intérêt des femmes.
Souvent, j'ai envie d'attention, d'un geste affectueux. Je discute avec cette part de moi et je cherche à la rassurer, comme je le ferais avec un enfant. Dès que je réponds à ses besoins, ma part adulte peut alors reprendre le cours de sa journée en agissant comme une personne mûre, non une enfant blessée.
Quand les mots ne suffisent pas, essayez les gestes de réconfort. Quand on se chamaille, la plupart d'entre nous finissent par régresser - et les tout-petits ne sont jamais doués pour régler leurs différends.
D'éminentes scientifiques, présentatrices et femmes politiques font toujours le même constat : lorsqu'elles prennent la parole en public, on décortique leur allure et leurs tenues dans les moindres détails. Ce n'est tout bonnement pas le cas pour les hommes, ce qui renforce le sentiment que, derrière le discours égalitaire, nous restons des objets de désir, de domination et de possession. Nous ne sommes pas véritablement leurs égales.
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D'éminentes scientifiques, présentatrices et femmes politiques font toujours le même constat : lorsqu'elles prennent la parole en public, on décortique leur allure et leurs tenues dans les moindres détails. Ce n'est tout bonnement pas le cas pour les hommes, ce qui renforce le sentiment que, derrière le discours égalitaire, nous restons des objets de désir, de domination et de possession. Nous ne sommes pas véritablement leurs égales.
Les recherches montrent également que, bien que la plupart des femmes pensent qu'elles ne toléreraient jamais la violence, il faut en moyenne trente-cinq actes de violence avant qu'une femme ne signale son partenaire à la police.
Quand je me surprends à réagir à une situation donnée de manière disproportionnée (ce qui arrive encore trop souvent), j'essaie d'engager un dialogue intérieur avec moi-même. Je me demande quel âge j'ai l'impression d'avoir. En général, une réponse me vient assez rapidement. Souvent, c'est trois ans. Parfois six, et, de temps à autre, j'ai le sentiment d'être un nouveau-né. Je demande alors à ce moi plus jeune ce dont il a besoin et j'essaie de trouver des manières de l'apaiser et de le réconforter qui conviennent à son âge. Ça paraît dingue, mais ça marche.
Souvent, j'ai envie d'attention, d'un geste affectueux. Je discute avec cette part de moi et je cherche à la rassurer, comme je le ferais avec un enfant. Dès que je réponds à ses besoins, ma part adulte peut alors reprendre le cours de sa journée en agissant comme une personne mûre, non une enfant blessée.
Quand les mots ne suffisent pas, essayez les gestes de réconfort. Quand on se chamaille, la plupart d'entre nous finissent par régresser - et les tout-petits ne sont jamais doués pour régler leurs différends.