Se taire, aimer, écrire, c'est un perpétuel triomphe en toute chose de l'adieu.
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Nos vies sont fascinées par l'acte où elles ont pris naissance. Par leur source. Par l'aurore. Par la première aurore qui nous découvrit la lumière et qui nous éblouit.
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À lire aussi de Pascal Quignard
J'emporterai partout le silence qui n'est pourtant pas le perdu du langage. Le silence n'est que l'ombre que le langage porte.
Toute littérature entretient un lien personnel avec les langues mortes, qu'on devrait appeler les expressions antérieures.
J'ai parfois l'impression assez effrayante que nous avons inventé l'épouvante et la détresse pour nous consoler.
L'anorexie est l'anachorèse même.
Dans la même œuvre
Argument est un mot ancien qui veut dire la blancheur de l'aube. C'est tout ce qui s'éclaircit et se discerne dans cette pâleur qui survient en quelques instants.
Découvrir et reconnaître ne déterminent pas de régimes semblables. Il en va de découvrir et de reconnaître comme de naître et de mourir.
On ne peut pas mentir aux aphasiques. Les aphasiques ne comprennent plus les mots mais la perception qu'ils ont de la sincérité du corps de celui qui parle est chez eux un sens infaillible.
La revigoration propre à l'amour tient plus à l'angoisse émerveillée où il introduit qu'aux courts plaisirs qui se renouvellent dans le corps.
La première fois que Némie Satler m'entendit jouer du violon, elle me dit: - vous n'y allez pas de main morte! Elle ajouta que j'avais raison parce qu'il y avait beaucoup de mains mortes en musique.