Ne vaudrait-il pas mieux vivre comme un animal ou une plante dans la vallée, que de sentir cette angoisse effrayante sans cesse affleurer sous la surface des actes et des mots ?

À lire aussi de Ernst Jünger

Lorsque nous sommes satisfaits, les présents de la vie les plus frugaux comblent nos sens.
Une pensée qui nous échappe ressemble au poisson qui se détache de l'hameçon. Nous ne devrions pas le pourchasser; il continue à se nourrir dans les profondeurs pour nous revenir ensuite, plus lourd.
Dans l'oeuvre d'art vit une foi qui dure plus longtemps que tout dogme.
Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d'hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
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Dans la même œuvre

Il était difficile d'être lâche sous le regard d'autrui.
Les hommes des différents peuples lui paraissaient désormais comme des amoureux qui ne jurent que par une seule bien-aimée, sans savoir qu'ils sont tous possédés par un amour unique.
Toute société constituée par des hommes dépendant les uns des autres se développe selon les lois de la nature organique. Elle naît de la fusion de différents germes et croît comme un arbre, auquel une série de circonstances confère son individualité.
De nos jours un individu n'a pas de valeur en soi mais par rapport à l'Etat.