Mais elle n'eut jamais à affronter un de ces serpents fer – de – lance ; ces créatures savaient que cette Négresse – là ne leur profiterait pas et qu'il valait mieux devant elle filer en douce ou se perdre dans un coin de sillon.

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Je crois qu'il faut adopter le principe : agis dans ton lieu, pense avec le monde. C'est cela la mondialité. Une politique du monde qui s'oppose aux aspects négatifs de la mondialisation.
Marie Celat baignait souvent dans ce champ sans limite, en sorte qu'il lui arrivait d'oublier ce que nous appelons le temps.
Les non-dits, en ce qui concerne l'esclavage, sont innombrables. D'abord de la part des descendants d'anciens esclaves, dont certains ne veulent pas entendre parler de ce passé. C'est un non-dit très grave, car il laisse en suspens quelque chose qui n'est pas résolu. Du côté des descendants des anciens esclavagistes, le non-dit est tout aussi présent. Il y a des maladies de la mémoire. Tant individuelles que collectives.
Elle noyée vive au plus fond de cet entonnoir où presque elle étouffait : alors elle souffrit la première cassure dans la voix – non pas la voix qu'on lève à tout venant sans y penser mais la lame qu'on murmure dans la tête et qui retentit derrière le cœur avec le bruit d'une ravine qui débonde – et elle vit les mots défiler au – devant d'elle et la traverser, tout de même que si elle n(avait été qu'une véranda noire ouverte dans cette nuit.
On conte qu'elle refusa de voir le corps de Donou, qu'elle balbutia quelque chose sur la surface des eaux, la surface des eaux profondes, et qu'elle tomba en léthargie.
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A force de dédain objectif, l'Anglais respecte les peuples qu'il a dominés. A force de «dépassement universel», le colonisateur français, chaque fois que les circonstances le lui auront permis, dégrade par assimilation le colonisé qu'il régente.
Elle traversait des bouffées d'absence, ses égarements.
Marie Celat, descendant ainsi avec Mathieu et papa Longoué ce chemin du désherbement, se sentait enlevée loin de la vie et des bords du jour, criait dans sa tête que tout n'avait aucun sens. Elle éprouvait ce trou au – delà duquel nul n'étendait sa pensée, où elle avait pourtant regardé.
Marie Celat baignait souvent dans ce champ sans limite, en sorte qu'il lui arrivait d'oublier ce que nous appelons le temps.
On conte qu'elle refusa de voir le corps de Donou, qu'elle balbutia quelque chose sur la surface des eaux, la surface des eaux profondes, et qu'elle tomba en léthargie.