Trop de jeunes chanteurs se coupent de leurs racines. Ma fierté est d'avoir porté notre voix créole dans le monde ; d'avoir exporté les mornas, ce blues cap-verdien, et d'avoir fait danser sur les coladeras de mon « Petit Pays ».
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Ma carrière n'a démarré qu'à 50 ans. C'est en France que j'ai d'abord connu le succès. Mon meilleur souvenir, ce sont mes trois Olympia ; la salle bondée et enthousiaste, en juin 1993. Et puis la Légion d'honneur remise par le président Chirac. Cette double reconnaissance du public et des autorités françaises, c'était comme une consécration. J'ai mesuré alors le chemin parcouru depuis l'orphelinat qui m'a accueilli à l'âge de 7 ans, et je me suis souvenue de toutes les batailles que j'ai dû mener pour sortir de la pauvreté.
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J'ai fréquenté les "bas-fonds", chanté dans les bars de l'île et de l'archipel. J'ai eu tant de « maris » que je ne peux en dire le nombre. Mais je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.
Ma carrière n'a démarré qu'à 50 ans. C'est en France que j'ai d'abord connu le succès. Mon meilleur souvenir, ce sont mes trois Olympia ; la salle bondée et enthousiaste, en juin 1993. Et puis la Légion d'honneur remise par le président Chirac. Cette double reconnaissance du public et des autorités françaises, c'était comme une consécration.
Je ne crois pas aux rêves, ni au destin. Le destin, c'est le rocher qui vous tombe dessus tandis que vous rêvez.
Je connais beaucoup d'artistes capverdiens d'un certain âge, mais les plus jeunes, je les connais moins. Mais je les apprécie et je pense qu'ils continuent une voie que j'ai ouverte. Ils ne seront pas Césaria Evora, mais ils sont devant une porte ouverte.
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Je voudrais aller jusqu'au bout de mes forces, si Dieu me le permet. Pourtant, je ne suis pas raisonnable. J'ai arrêté de boire mais, malgré l'avis du médecin, je continue à manger des batatinhas et à fumer. Je ne peux pas faire autrement, c'est ma vie.
J'ai fréquenté les "bas-fonds", chanté dans les bars de l'île et de l'archipel. J'ai eu tant de « maris » que je ne peux en dire le nombre. Mais je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.
Je me rendais compte que ma voix retenait l'attention, qu'elle faisait vibrer et apportait des parcelles de bonheur.
Ma carrière n'a démarré qu'à 50 ans. C'est en France que j'ai d'abord connu le succès. Mon meilleur souvenir, ce sont mes trois Olympia ; la salle bondée et enthousiaste, en juin 1993. Et puis la Légion d'honneur remise par le président Chirac. Cette double reconnaissance du public et des autorités françaises, c'était comme une consécration.
Trop de jeunes chanteurs se coupent de leurs racines. Ma fierté est d'avoir porté notre voix créole dans le monde ; d'avoir exporté les mornas, ce blues cap-verdien, et d'avoir fait danser sur les coladeras de mon « Petit Pays ».