Les vrais livres sont magiques. Ils viennent de l'autre bout du temps, denses, pareils à des stèles.

À lire aussi de J. M. G. Le Clézio

Ici, c'est le nid de l'araignée, l'endroit où, à la moindre alerte, elle se précipite en se laissant couler le long du fil maître.
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
Il y avait une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte ; c'était un garçon démesuré, un peu voûté, et il s'appelait Adam ; Adam Pollo. Il avait l'air d'un mendiant, à rechercher partout les taches de soleil, à se tenir assis pendant des heures, bougeant à peine, dans les coins des murs.
Dans la rue, tout me semble écrit. La ville est une architecture d'écriture.
Il y a des sources d'eau minuscules entre les roches, et de grands puits cachés dans les avens où l'eau froide attend.
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