Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.

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Ah mes amis, si tous les cornus d'Europe portaient lampions, ô miséricorde, quelle illumination !
On n'exprime efficacement, et par conséquent avec le maximum de profit, que les sentiments sincères. De plus, on a la conscience en paix.
Se faire aimer est si facile, si déshonorant. Toujours la même vieille stratégie et les mêmes misérables causes, la viande et le social.
Oui, allons dormir, le sommeil a les avantages de la mort, sans son petit inconvénient.
En vérité, il y a deux amours, le vrai pour les bien-aimés, et le faux pour les autres, l'amour dit du prochain. Ah, comme ils aiment peu et comme ils se contentent de peu, les aimants du prochain.
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Amour de ma mère, à nul autre pareil.
J'attends que ma mère, sous la lune qui est son message, apparaisse peut-être. Mais seuls les souvenirs arrivent. Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.
Dans la glace je me regarde et, si âgé que je sois, je considère l'enfant de ma mère, l'enfant que je suis en secret, l'enfant que je serai toujours.
Je veux être le petit garçon de Maman, un petit garçon très gentil qui, lorsqu'il est malade, aime tenir le bas de la jupe de Maman assise auprès du lit. Lorsque je tiens le bas de sa jupe, personne ne peut rien contre moi.
Louange à vous, mères de tous les pays, louange à vous en votre soeur ma mère, en la majesté de ma mère morte. Mères de toute la terre, Nos Dames les mères, je vous salue, vieilles chéries.