Les rapports de l’instituteur avec les parents ne peuvent manquer d’être fréquents. La bienveillance y doit présider : s’il ne possédait la bienveillance des familles, son autorité sur les enfants serait compromise, et le fruit de ses leçons serait perdu pour eux. Il ne saurait donc porter trop de soin et de prudence dans cette sorte de relations. Une intimité légèrement contractée pourrait exposer son indépendance, quelquefois même l’engager dans ces dissensions locales qui désolent souvent les petites communes. En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, il se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d’éducation et la discipline de son école. Une école doit être l’asile de l’égalité c’est-à-dire de la justice.

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Le développement intellectuel et moral des individus ne marche pas aussi vite que le développement de leur existence matérielle.
Quant aux injures, aux calomnies, aux colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
Qui n'est pas pour moi est contre moi, disait Pompée, et Pompée fut battu; qui n'est pas contre moi est pour moi, disait César, et César demeura vainqueur.
Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.
Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
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Une école doit être l’asile de l’égalité c’est-à-dire de la justice.
En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, il [l'instituteur] se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d’éducation et la discipline de son école.