Les portes du camp s'ouvrirent et les femmes sortirent. La longue file se dirigeait à droite sur le chemin qui traversait le village et conduisait à la gare. Le visage de sa mère se tourna vers elle une dernière fois. Puis il disparut.

À lire aussi de Tatiana de Rosnay

Les hommes ont-ils seulement une idée de l'emploi du temps d'une mère de famille ?
Elle pleurait souvent, seule dans sa chambre, face à la fenêtre, les poings serrés d'angoisse, les joues ruisselantes.
J'étais animée d'une faim nouvelle, et certains jours, j'étais véritablement vorace. Le besoin de lire s'emparait de moi exerçait sa délicieuse et grisante emprise. Plus je lisais, plus j'avais faim.
La mort m'envahissait petit à petit comme la marée montante.
Cette maison est mon corps, ma peau, mon sang, mes os. Elle me porte en elle comme j'ai porté nos enfants.
Toutes les citations de Tatiana de Rosnay →

Dans la même œuvre

La fillette fut la première à entendre le coup puissant contre la porte.
Elle se sentait tomber dans un puits sans fond. L'espoir de s'échapper était la seule chose qui lui permettait de s'accrocher à la vie, à cette vie nouvelle qui lui restait incompréhensible.
Non. Vous verrez. Rien a changé. Personne ne se souvient. Et pourquoi serait-ce le cas ? Ce sont les jours les plus sombre de notre histoire.
La nuit commençait à tomber et à mesure, son désespoir, et celui des milliers de gens enfermés avec elle, se mettait à grandir, comme une créature monstrueuse, hors de contrôle.