Les ordinateurs nous abêtissent car ils produisent une chaleur inhumaine.

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Nos paroles sont des images parce que nous avons dessiné avant de savoir écrire.
L'écriture était de moins en moins obscure car il regardait les mots de plus en plus près.
La parole l'ennuyait à mourir depuis que le silence était son seul plaisir.
Nul besoin de se refléter dans les miroirs pour pénétrer le pouvoir magique de nos yeux.
Il s'épuisait à écrire avec de l'encre rouge pour saigner le papier à blanc.
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Son humour était sacré parce que les livres saints ne le faisaient pas rire.
Il s'alimentait avec du silence depuis qu'il mangeait au lieu de parler.
Il éteignait le feu de ses pages blanches avec de l'encre afin d'attiser une écriture absurde.
L'encre ne pesait plus sur ses pages parce que la grâce du vide allégeait son existence.
Ses phrases illisibles étaient enfin émouvantes parce qu'il écrivait avec un ordinateur froid.