La première connaissance de Dieu dans la vie est une connaissance amère et sucrée, engloutie avec les premiers aliments d'enfance.
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Les mots sont en retard sur nos vies. Tu as toujours été en avance sur ce que j'espérais de toi. Tu as depuis toujours été l'inespérée.
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Même les femmes libres ne sont jamais tout à fait libres. Elles vivent toujours entre deux guerres.
On ne peut pas penser quand on est amoureux. On est trop occupé à brûler sa maison. On ne garde aucune pensée pour soi. On les envoie toutes vers l'aimée, comme des colombes, comme des étoiles, comme des rivières.
Je n'aime pas ceux qui parlent de Dieu comme d'une valeur sûre. Je n'aime pas non plus ceux qui en parlent comme d'une infirmité de l'intelligence. Je n'aime pas ceux qui savent, j'aime ceux qui aiment.
On n'est jamais contemporain de l'invisible.
Dans la même œuvre
La télévision, contrairement à ce qu'elle dit d'elle-même, ne donne aucune nouvelle du monde. La télévision c'est le monde qui s'effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire, compréhensible.
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.
La télévision c'est le monde qui s'effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire, compréhensible.
La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
L'intelligence est la force, solitaire, d'extraire du chaos de sa propre vie la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi, vers l'autre là-bas, comme nous égaré dans le noir.