On fait tous l'éloge du rêve qui est la compensation de la vie. Mais c'est le contraire, vivre est nécessaire pour se reposer des rêves.
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Les morts ne meurent pas lorsqu'ils cessent de vivre, mais quand nous les vouons à l'oubli.
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À lire aussi de António Emílio Leite Couto, dit Mia Couto
Je sais aujourd'hui comment on mesure l'âge véritable : nous devenons vieux lorsque nous n'avons plus de nouveaux amis. Nous mourons dès lors que nous ne tombons plus amoureux.
Hantée par la peur de vieillir, j'ai laissé vieillir notre relation. Occupée à me faire belle, j'ai laissée fuir la véritable beauté qui réside uniquement dans le regard qui dénude.
Et chaque silence est une musique à l'état de gestation.
Ce qui fait se déplacer la route ? C'est le rêve. Aussi longtemps que nous rêverons, la route demeurera vivante. C'est à cela que servent les chemins, à nous faire parents de l'avenir.
Dans la même œuvre
La terre n'est jamais suffisante pour enterrer une mère.
Ce n'est pas en lui tenant les ailes qu'on aide un oiseau à voler. L'oiseau vole simplement parce qu'on l'a laissé être oiseau.
A quoi sert de croire en Dieu si on perd foi dans les hommes ?
Personne n'a de race. Les races, dit-il, sont des uniformes que nous endossons.
Hantée par la peur de vieillir, j'ai laissé vieillir notre relation. Occupée à me faire belle, j'ai laissée fuir la véritable beauté qui réside uniquement dans le regard qui dénude.