Les jours sont tous les jours les mêmes, ici, dans la Cité, et parfois on n'est pas bien sûr du jour qu'on est en train de vivre. C'est un temps déjà ancien, et c'est comme s'il n'y avait rien d'écrit, rien de sûr. Personne d'ailleurs ne pense vraiment à cela, ici, personne ne se demande vraiment qui il est.

À lire aussi de J. M. G. Le Clézio

Elle a l'impression d'être dans la compagnie d'un géant, d'un homme qui peut ouvrir un chemin dans n'importe quel désordre du monde.
Les yeux sont des moteurs, pour aller dans l'autre sens, vers le futur, vers les pays inconnus, vers les rêves, les choses de cette nature.
Il nous montre la dynamo reliée à la turbine par des fils et des courroies. Dans la pénombre, les engrenages brillent d'un éclat étrange.
Il y a des gens qui croient qu'il suffit de penser qu'on a un moteur à la place du coeur, des cylindres dans les poumons, un delco à la place du foie.
Je n'ai pas besoin d'aller plus loin. Maintenant je sais que je suis enfin arrivée au bout de mon voyage. c'est ici, et nulle part ailleurs.
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Dans la même œuvre

Seuls le cheikh et ses fils ... sont restés dans l'enceinte du tombeau, tandis que les hommes nobles venaient leur donner acte d'allégeance.
Le bruit doux du jet d'eau de l'arroseur public.
Il y a des sources d'eau minuscules entre les roches, et de grands puits cachés dans les avens où l'eau froide attend.
Quand il commence à pleuvoir, au milieu de l'été, l'eau ruisselle sur les toits de tôle et de papier goudronné, elle fait sa chanson douce dans les grands bidons, sous les gouttières.
Tout de suite, il découvrit l'assemblée des hommes ... Ils étaient assis par terre, par groupes de cinq ou six autour des braseros où les grandes bouilloires de cuivre contenaient l'eau pour le thé vert.