Un homme, c'est pas un putain de hache. Qui fend, tronçonne, casse chaque putain de minute de la journée. Il y a des choses qui le heurtent. Des choses qu'il ne peut pas démolir parce qu'elles sont en dedans.
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Les insultes faisaient partie des ennuis de l'existence, comme les poux.
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La récolte du coton brisait le corps mais rendait l'esprit libre pour des rêves de vengeance, des images de plaisir illégal - voire d'ambitieux projets d'évasion.
Pour une ancienne esclave, aimer aussi fort était risqué ; surtout si c'était ses enfants qu'elle avait décidé d'aimer. Le mieux, il le savait, c'était d'aimer un petit peu, juste un petit peu chaque chose, pour que, le jour où on casserait les reins à cette chose ou qu'on la fourrerait dans un sac de jute lesté d'une pierre, eh bien, il vous reste peut-être un peu d'amour pour ce qui viendrait après.
Il y a une solitude que l'on peut bercer. Bras croisés, genoux remontés, on se tient, on se cramponne et ce mouvement, à la différence de celui d'un bateau, apaise et contient l'esseulé qui se berce. C'est une solitude intérieure, qui enveloppe étroitement comme une peau. Puis il y a une solitude vagabonde, indépendante. Celle-là, sèche et envahissante, fait que le bruit de son propre pas semble venir de quelque endroit lointain.
Il y a une façon d'y installer la folie, et il y a une façon de l'en chasser. Je les connais toutes les deux, et je n'ai pas encore découvert laquelle est la pire.
Dans la même œuvre
Etant une minorité à la fois comme caste et comme classe, nous vivions sur l'ourlet de la vie, en luttant contre notre faiblesse et en nous battant pour nous accrocher ou pour grimper sans aide dans les grands plis du vêtement.
Celui qui est aimé est dépouillé, neutralisé, figé dans l'éclat de l'oeil intérieur de celui qui aime.
Comment est-ce qu'on fait ? Je veux dire, comment est-ce qu'on fait pour que quelqu'un vous aime ?