Le courage, c'est souvent de la peur qui se marche dessus.
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Les hommes tombent parfois de la toile qu'ils ont passé leur vie à tisser et, dans leur chute, agissent exactement contre ce qu'ils sont.
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La vie est courte comme un flash, mieux vaut penser à sourire pour la photo, ça j'en suis certain.
Les mystères de ceux que l'on croise un instant dans la rue, dans le métro, dans une station-service ou dans le désert nous sont inaccessibles ; nos vies se croisent, se toisent, s'effleurent, la plupart du temps s'ignorent, nous mourons les uns pour les autres une seconde après la rencontre et chacun fait tous les jours l'expérience de ces milliers de deuils instantanés sans jamais verser une larme.
On prête aux gens des traits de personnalité sur la foi d'impressions, on interprète les caractères d'un visage, un menton « volontaire », un nez petit qui « trahit un caractère peu affirmé », ou bien plus simplement à la lumière d'une expérience en apparence décisive, « j'ai vu sa réaction, il n'a pas flanché, on peut lui faire confiance », « elle a crié, c'est une petite nature », ces micro jugements souvent jamais exprimés ailleurs que dans le silence intérieur ou bien dans le dos des intéressés et dans les ricanements entendus, « c'est un coureur », « elle est ambitieuse », « il n'a pas de couilles », mais qui définissent, figent, étiquettent et sérient. Ils ne sont pour la plupart du temps que des images arrêtées, de petits blocs flou figés par le flash d'un regard biaisé où aucune vérité ne se cache, de faux panneaux rassurants mais qui n'indiquent rien d'autre qu'un chemin parmi mille autres possibles.
Les nuits d'été, les femmes abandonnent les autoroutes et la mélancolie aux hommes.
Dans la même œuvre
On ne peut pas se coucher tous les soirs en se disant que c'est le dernier. On ne peut pas vivre chaque instant comme si on allait mourir dans l'heure suivante. C'est un idéal de cinéma, de littérature ou d'adolescent. Ce n'est pas la vie. La vie est fatigante. Il faut aller se coucher.
Les mystères de ceux que l'on croise un instant dans la rue, dans le métro, dans une station-service ou dans le désert nous sont inaccessibles ; nos vies se croisent, se toisent, s'effleurent, la plupart du temps s'ignorent, nous mourons les uns pour les autres une seconde après la rencontre et chacun fait tous les jours l'expérience de ces milliers de deuils instantanés sans jamais verser une larme.