Ici, les gens s'endettent pour acheter une concession et y construire des châteaux forts, pour rivaliser dans la course au paraître
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Les hommes chantaient, les femmes, les enfants chantaient l'espoir, la chaleur du combat et les aubes qu'ils ne verraient pas, chantaient dans la nuit qui n'avait pas été si douce depuis longtemps. Et le chant, surpris au détour d'une virgule, le chant, frappé en plein coeur par une rafale de balles, le chant s'éleva plus haut, plus beau, grandiose dans la nuit rose avant de trébucher et s'affaisser face contre terre, le chant, jusqu'au dernier soupir
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La poche de silence est encore là, elle sera toujours là, toute ma vie
Tous les champs de cannes pointent leurs flèches blanches vers le ciel, on dirait un grand tapis mouvant. C'est beau
Écrire chaque jour qui passe, comme un devoir, impératif impérieux, comme on engage sa vie comme on engage son coeur. Comme on engage un combat
Écrire comme on accouche, comme on dégueule, écrire pour crier et pour ne pas pleurer. Écrire pour exister, pour ne pas être un zombi, anonyme et sans but