Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
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Les femmes d'une délicatesse exquise, semblables aux abeilles, ne recherchent que les fleurs et les tendres bourgeons. Celles d'une sensibilité moins raffinée sont comme les frelons , et ne s'attachent qu'aux fruits.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Plus nous aimons Dieu et les hommes, et moins nous nous aimons nous-mêmes: une planète se tourne sur son axe d'autant plus lentement que sa révolution autour du soleil est plus rapide.
Les blessures de la conscience ne se cicatrisent jamais; le Temps ne les raffraîchit pas par le mouvement de ses ailes, mais les fait seulement saigner avec sa faux.
Le plus grand calme peut seul imprimer aux femmes le type du beau moral; c'est ainsi que les plus belles cristallisations ne doivent la régularité qui en fait le prix, qu'à l'immobilité des corps qui concourent à leur formation.
Une idée amère et déchirante est ordinairement suivie d'autres idées qui, comme des émollients , viennent l'adoucir jusqu'à ce qu'elles lui aient fait perdre son âcreté. Il en est de même des douleurs physiques.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.