Le voyageur sait bien que si la route aide à s'alléger de tous ses biens, elle ne débarrasse pas de ses maux.

À lire aussi de Sylvain Tesson

Le Tyrol est un pot de géraniums accroché au balcon de l'Autriche.
Chaque oiseau choisit sa branche à l'université des arbres.
Enfermer un nomade entre quatre murs c'est mettre le vent en boîte.
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
Le secret est de s'extraire de la glu de la durée. Pour éprouver toute l'intensité du moment, il ne faut plus le rapporter à l'expérience du passé ou à l'espoir de l'avenir.
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Dans la même œuvre

Ouvrir les yeux est un antidote au désespoir.
L'élégance est de se comporter dans la solitude comme en société.
Il n'y a jamais un sommet d'où la vue ne soit pas belle.
De tous mes voyages, sous les latitudes du monde, je rapporte la certitude que le climat le plus difficile à supporter est le climat d'adoration qui nimbe le mâle.
Il est temps d'abattre à la hache de la poésie la muraille derrière laquelle pleurent les fées de l'enfance européenne, prisonnières de la grotte aux hirondelles qu'avait su retrouver Yourcenar, cette fée immortelle.