Le tourbillon destructeur de l'histoire, en balayant à tous vents les cultures en miettes, disperse aussi des spores.

À lire aussi de Edgar Morin

La globalisation à la fois une et plurielle connaît sa propre crise qui rapproche et désunit, unifie et sépare.
Prix Nobel, Collège de France, Sorbonne, prix Goncourt ne préservent pas de la débilité politique.
Il est donc sensé de penser que c'est le langage qui a créé l'homme, et non l'homme le langage, mais à condition d'ajouter que l'hominien a créé le langage.
Comme on le sait, le dernier continent inconnu à l'homme est l'homme, et le centre de ce continent, le cerveau, nous est non seulement inconnu, mais encore incompréhensible.
Quand je discute avec les scientifiques, ils me font peur : au nom de leur liberté dans leur univers de spécialisation, ils défendent souvent une éthique de la circonstance et non une éthique du projet.
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Dans la même œuvre

... le mythe humaniste de l'homme sur-naturel s'est reconstitué au coeur même de l'anthropologie, et l'opposition nature/culture a pris forme de paradigme, c'est-à-dire de modèle conceptuel commandant tous ses discours.
... société et individualité ne sont pas deux réalités séparées s'ajustant l'une à l'autre, mais il y a un ambi-système où complémentairement et contradictoirement individu et société sont constitutifs l'un de l'autre tout en se parasitant l'un l'autre.
... une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
... c'est le langage, et non pas l'homme qui est unique.
Il est donc sensé de penser que c'est le langage qui a créé l'homme, et non l'homme le langage, mais à condition d'ajouter que l'hominien a créé le langage.