Les poètes font un tort inexprimable à leurs ouvrages lorsqu'ils ne sentent pas fortement.
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Le souvenir de nos joies est éternel, celui de nos peines s'efface; ainsi l'azur du ciel domine par son étendue les nuages qui l'obscurcissent momentanément.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Celui qui trouve en soi la paix et la plénitude des idées ne veut plus chercher d'autres jouissances qu'en lui-même; tout mouvement, fût-il même physique, suffit pour ébranler sa coupe pleine de nectar.
Le souvenir se rattache au présent, comme l'odorat au goût.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
Leibnitz attribue à la guerre de Trente ans l'introduction dans la langue allemande, de cette multitude d'expressions étrangères qui la rendent semblable à un régiment prussien, composé pour la plus grande partie des déserteurs de toutes les nations.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.