Le problème dans le monde aujourd’hui, c’est qu’on aime nos garçons et qu’on élève nos filles. On les élève pour qu’elles soient fortes et on fait attention de ne pas blesser les hommes. Je pense qu’on paye un peu pour ça.

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Je voulais Barack pour notre famille. Tous les autres semblaient le vouloir pour notre pays.
Rien ne t'oblige à aimer ta maîtresse, m'a-t-elle dit un jour où je rentrais à la maison en pestant contre mon institutrice. Mais dis-toi bien que cette femme a dans la tête le savoir dont la tienne a besoin. Concentre-toi là-dessus et oublie le reste.
Et je savais déjà que je ne serais pas jugée à la même aune qu’elles. En tant que première First Lady afro-américaine à entrer à la Maison-Blanche, j’étais « autre » presque par défaut. Si on prêtait a priori une certaine dignité, attachée à la fonction, aux femmes blanches qui m’avaient précédée, j’étais consciente que, pour moi, ce n’était pas gagné d’avance. J’avais appris de mes déconvenues de la campagne que je devrais être meilleure, plus rapide, plus intelligente et plus forte que jamais. Je devrais gagner la sympathie du public. Je craignais que beaucoup d’Américains ne se retrouvent ni en moi ni dans mon parcours. Je n’aurais pas le luxe de m’installer lentement dans mon nouveau statut avant d’être jugée. Et, pour ce qui était des jugements, j’étais plus vulnérable que jamais aux craintes infondées et aux stéréotypes raciaux tapis juste sous la surface de la conscience collective, que la rumeur et les allusions insidieuses feraient inévitablement remonter. J’étais émue et ravie d’être première dame, mais je n’ai pas cru une seconde me glisser dans un rôle prestigieux ou facile.
Je crois que devenir ne signifie pas atteindre une destination ou un objectif donné. Je vois plutôt cela comme un mouvement qui porte vers l’avant, un moyen d’évoluer, une façon d’aspirer en permanence à s’améliorer. Le voyage n’est pas terminé.
Le message, clair et limpide, reflétait parfaitement ce que pensait Barack au fond de lui : voter donnait du pouvoir. Si vous vouliez que les choses changent, vous ne pouviez pas rester chez vous le jour des élections.
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