La liberté de parole ne fait qu'exprimer, pour le meilleur et, plus fréquemment pour le pire, ce qui est tapi dans le corps et la conscience de l'homme, dénaturé par des siècles d'inhumanité.
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Le droit de tout dire, de tout écrire, de tout penser, de tout voir et entendre découle d'une exigence préalable, selon laquelle il n'existe ni droit ni liberté de tuer, de tourmenter, de maltraiter, d'opprimer, de contraindre, d'affamer, d'exploiter.
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Dans le ferraillement verbal du prestige et de l'intérêt, avoir le dernier mot ne dissimule même plus qu'on a la dernière des vies.
L'argent seul compte, car il est tout et permet tout.
Une vérité assénée par force est une vérité qui se corrompt.
Contester le danger du coronavirus relève à coup sûr de l’absurdité. En revanche, n’est-il pas tout aussi absurde qu’une perturbation du cours habituel des maladies fasse l’objet d’une pareille exploitation émotionnelle et rameute cette incompétence arrogante qui bouta jadis hors de France le nuage de Tchernobyl ? Certes, nous savons avec quelle facilité le spectre de l’apocalypse sort de sa boite pour s’emparer du premier cataclysme venu, rafistoler l’imagerie du déluge universel et enfoncer le soc de la culpabilité dans le sol stérile de Sodome et Gomorrhe.
Dans la même œuvre
Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres.
Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant.
Aucune idée n'est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse.
Tolérer toutes les idées n'est pas les cautionner. Tout dire n'est pas tout accepter.
Ce qui sacralise tue.