Une vérité assénée par force est une vérité qui se corrompt.

À lire aussi de Raoul Vaneigem

Il n'y a de communautaire que l'illusion d'être ensemble.
Ce qui sacralise tue.
Contester le danger du coronavirus relève à coup sûr de l’absurdité. En revanche, n’est-il pas tout aussi absurde qu’une perturbation du cours habituel des maladies fasse l’objet d’une pareille exploitation émotionnelle et rameute cette incompétence arrogante qui bouta jadis hors de France le nuage de Tchernobyl ? Certes, nous savons avec quelle facilité le spectre de l’apocalypse sort de sa boite pour s’emparer du premier cataclysme venu, rafistoler l’imagerie du déluge universel et enfoncer le soc de la culpabilité dans le sol stérile de Sodome et Gomorrhe.
Il est aussi vain de reprocher aux spécialistes de l'information leur démagogie, leur autocensure, leur veulerie, leur avilissement et leur insolente complaisance aux aboiements du maître, que de prêcher l'honnêteté à un homme d'affaires.
La bêtise, l'infamie, la pensée ignoble sont les sanies d'une sensibilité blessée. Les empêcher de s'écouler, c'est envenimer la blessure au lieu d'en diagnostiquer les causes afin d'y porter remède.
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Dans la même œuvre

Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres.
Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant.
Aucune idée n'est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse.
Tolérer toutes les idées n'est pas les cautionner. Tout dire n'est pas tout accepter.
Ce qui sacralise tue.