Je suis le contraire d'un artiste engagé. Je suis un artiste dégagé. Je ne peux pas être engagé. A part la droite, il n'y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
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Le coup de l'humour... C'est dans les gènes, comme les yeux bleus et les cheveux rouges. Il faut avoir de l'humour et de l'exhibitionnisme pour faire le métier que nous faisons. On peut très bien en avoir beaucoup et ne pas l'exhiber.
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On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère.
Noël au scanner, Pâques au cimetière.
Pour moi c'est un jour qui a beaucoup compté, ma communion solennelle. C'est le jour où j'ai appris que Dieu fond dans la bouche, pas dans la main.
Conseils aux centenaires: dépêchez-vous.
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J'aime bien le langage, le verbe. Quand on peut le manier, c'est un outil formidable : sans se salir les mains, on peut tuer quelqu'un, l'humilier avec un mot qui vient bien. Par exemple, une des grandes joies de ma vie, c'est d'humilier mes semblables.
J'ai l'impression que, quand les individus se multiplient, les intelligences se divisent. C'est pour ça que je ne participe pas à une manif, que je ne signe pas une pétition. Même si on manifestait pour la survie de mes enfants, je n'irais pas.
Le dessinateur belge Philippe Geluck a une très belle phrase, que je devrais mettre sur mon mur : « Quand quelqu'un partage mon opinion, j'ai l'impression de ne plus avoir qu'une demi-opinion. » C'est ce que je ressens, à tort ou à raison.
Je ne suis pas très sociable, je n'ai pas ce qu'on appelle l'esprit de zinc. Je n'aime pas sourire devant une bière si c'est avec quelqu'un que je n'aime pas.
J'aime mieux mourir dans d'atroces douleurs que d'aller poser mon cul à côté de gens comme Sabatier.