On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres.
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Le camp m'a appris ce paradoxe : l'homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même.
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À lire aussi de Philippe Claudel
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est tout noir ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous.
Depuis tout petit, j'aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d'ailleurs, je finis par ne connapitre que le chemin, mais ce n'est pas si grave: j'ai déjà avancé.
Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. Ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit. Tranquilles comme Baptiste.
Dans la même œuvre
Je me souviens d'avoir pensé que les yeux n'ont pas d'âge, et que l'on meurt avec ses yeux d'enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché.
L'homme est un animal qui toujours recommence.
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.