Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, - Ils regardaient monter en un ciel ignoré - Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
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Le bonheur est mélancolique. - Le cri des plus joyeux oiseaux - Paraît lointain comme de l'eau - Où se noierait une musique.
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L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre, - Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre, - Ferme les branches d'or de son rouge éventail.
L'aube d'un jour sinistre a blanchi les hauteurs.
La gloire a sillonné de ses illustres rides - Le visage hardi de ce grand Cavalier - Qui porte sur son front que nul n'a fait plier - Le hâle de la guerre et des soleils torrides.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, - Fatigués de porter leurs misères hautaines, - De Palos de Moguer, routiers et capitaines - Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.
Dans la même œuvre
La moitié de mon âme est dans la nef fragile - Qui sur la mer sacrée où chantait Arion - Vers la terre des Dieux porte le grand Virgile.
Mais l'homme indifférent au rêve des aïeux - Ecoute sans frémir au fond des nuits sereines - La mer qui se lamente en pleurant les sirènes.
Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords - Dans le lit paternel, massif et vénérable, - Où tous les siens sont nés aussi bien qu'ils sont morts.
L'aube d'un jour sinistre a blanchi les hauteurs.
Vous sortiez de l'église et, d'un geste pieux, - Vos nobles mains faisaient l'aumône au populaire, - Et sous le porche obscur votre beauté si claire - Aux pauvres éblouis montrait tout l'or des cieux.