Lamartine a eu l'audace d'écrire qu'il désapprouvait l'usage de faire lire et apprendre aux enfants les fables de La Fontaine. Nous avons tous été bien contents lorsque nous avons appris cela.

À lire aussi de Valéry Larbaud

Comme Paris était morne et déprimant, dans ces semaines désaccordées de la rentrée.
Comme il doit être fatigant et attristant, cet effort continu pour se conformer aux opinions, règles et convenances du monde impossible qui les entoure.
Mon nom, mes références, ma seule adresse du Carlton auraient prouvé que je ne suis pas un voleur, mais un kleptomane.
Ah! Gardons le plus longtemps possible la pitié, c'est le plus bel assaisonnement de la vie pour nous autres milliardaires.
Le Devoir, c'était le nom que la bourgeoisie avait donné à sa lâcheté morale.
Toutes les citations de Valéry Larbaud →

Dans la même œuvre

On voit dans les journaux amusants, des plaisanteries sur les «enfants terribles»; pourquoi n'y a-t-il jamais de plaisanteries sur les «parents terribles?» C'est peut-être parce qu'ils sont vraiment trop terribles...
La botanique qu'on nous apprend est peut-être une science inventée exprès pour exercer l'esprit des écoliers? Qui sait si le latin même n'est pas une grande supercherie pédagogique?
Ce qui nous rebutait le plus dans nos études, c'était l'inutilité de nos travaux. Toujours s'exercer et ne jamais rien faire.
Et, au bout de chaque fable, il y avait une morale, quelque réflexion bien plate et bien prosaïque qui nous donnait l'impression que tout ce qui précédait n'avait été dit que pour en venir là; c'était comme une espèce de théorème: C.Q.F.D.
Nous étions si pressés de devenir des hommes, pour n'être plus surveillés et pour être enfin un peu pris au sérieux, que nous ne demandions qu'à voir notre coeur se dessécher et nos illusions se flétrir.